Façade verte ou noire : voilà ce que j’aurais fait à votre place

La mousse revient chaque année, pourquoi ?

— Henri, j’ai fait nettoyer ma façade il y a deux ans, et la mousse est déjà de retour. C’est normal ?

Oui, si le travail a été fait à l’eau haute pression uniquement. C’est le piège classique. Le nettoyage haute pression enlève ce qu’on voit, pas ce qu’on ne voit pas. Les spores restent dans les pores du matériau. En six mois, c’est reparti. Ce qu’on fait, nous, c’est systématiquement appliquer un traitement biocide après le nettoyage. Il pénètre dans le support, il tue ce qui reste. Sans ça, on règle rien durablement.

Quelle technique pour quel mur ?

— Et sur une façade en crépi, on peut quand même passer à haute pression ?

Ça dépend du crépi. Sur un crépi gratté ou taloché ancien, on baisse la pression et on travaille à distance. Sinon, on arrache le revêtement. Sur du crépi mince ou peint, on préfère le lavage doux avec injection de produit moussant, laissé en contact 15 à 20 minutes avant rinçage. Le produit fait le travail, pas la pression. C’est ça le savoir-faire : adapter la technique au support, pas appliquer la même chose partout. Pour en savoir plus sur les méthodes selon les matériaux, on a mis en ligne un guide complet façades qui détaille tout ça.

Faut-il traiter après le nettoyage ?

— Donc le traitement après, c’est obligatoire ?

Obligatoire si vous voulez que ça tienne. On applique un hydrofuge de façade après séchage complet, généralement 48 à 72 heures après le nettoyage selon la météo. Ce traitement ferme les pores du support, l’eau glisse, les salissures accrochent moins. La façade reste propre deux à trois fois plus longtemps. C’est ce qu’on fait sur chaque nettoyage façade Carquefou, et c’est ce qui fait la différence entre un résultat qui tient et un résultat qui dure six mois.

Quel entretien entre deux nettoyages ?

— Et entre deux interventions professionnelles, on fait quoi ?

On surveille. Deux fois par an, vous inspectez les joints, les rebords de fenêtres, les descentes d’eau. Si une zone commence à verdir, on intervient tout de suite avec un produit antimousse dilué au pulvérisateur, sans attendre que ça s’étende. Un entretien ponctuel coûte trois fois rien comparé à un ravalement complet. L’idée, c’est d’entretenir pour ne pas avoir à tout refaire.

Intervention réalisée par Henri Couvreur, artisan à Carquefou (44).

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